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OX'ART . Margaux LANEYRIE, "Re-construction"

Mis à jour : avr. 15



Description de l'artiste :

Dans un monde où la nature se fait oublier et est menacée. OX’Art se questionne sur le déchirement et la potentielle renaissance et reconstruction de cette dernière.

Re-construction est une œuvre qui rassemble dans un même élément, toutes les spécificités de notre nature. Par ces couleurs de désert, d’eau, de forêt, OX’Art a la volonté de délivrer une vue plurielle, paradoxale et contrastée du monde qui nous entoure. Quand l’eau rencontre la sécheresse, quand la verdure rencontre le feu et quelle s’en va peu à peu, que nous reste-t-il ?

Avec ce point de vue, vu du ciel, l’artiste souhaite faire prendre du recul à celui qui observe.

Travaillant sur la notion d’espace et d’univers, OX’Art souhaite offrir un point de vue particulier comme si le spectateur était dans une station spatiale.

L’artiste questionne d’ailleurs une reconstruction de la vie au-delà de notre planète même. Avec ces couleurs à la fois terreuse et gazeuse, OX’Art envisage la renaissance dans un nouvel Espace.

Mars, Jupiter, ou encore une autre galaxie... qui sait ?

Dans ce même monde où la technologie fait s’effondrer et détruit nos ressources, il ne faut pas en oublier le progrès et les avancées qui nous facilitent la vie. Alors pourquoi ne pas tout recommencer et renaître dans un ailleurs, vers la colonisation de nouvelles terres, de nouveaux Espaces ?

Quitte à prendre des risques... plutôt que de détruire notre environnement à répétition... risquons nous nous-mêmes plutôt que de risquer la planète.


Date : 2017

Technique : Collage, acrylique sur papier, encadrée

Dimensions : 84,1 x 59,4 cm (A1), avec encadrement 90 x 60 cm


L'artiste :

Née à Roanne, France, année 1993.

Elle se forme très tôt à la danse, puis découvre les arts plastiques, en particulier la peinture.

À quatre ans, elle débute les cours de danse. Commençant par le Classique et le Moderne-Jazz jusqu’à ses 12 ans, auprès de Christel Bayon Maisonneuve, elle se retrouve attirée par le Hip-hop et le Breakdance, où elle est formée par Reda Bendjilali, membre fondateur de la Cie Les Melting Potes, nommée par la suite Cie No’made.

Elle continue son évolution de la danse et s’épanouit pleinement dans le Hip hop, discipline qui l’accompagne toujours aujourd’hui. En 2014, elle s’intéresse à la danse contemporaine, où elle évolue en tant qu’autodidacte. En parallèle, dès l’âge de 12 ans, elle débute son initiation à la peinture. Pratiquant les arts plastiques au collège, puis au lycée aux côtés du professeur et artiste peintre Jean-Pierre Pyat, elle se tourne vers l’art plastique et la performance.

Au lycée, obligée de peindre avec un pinceau, elle fend les règles et se lance dans des performances danse-peinture, en ateliers et dans la rue. Elle quitte Roanne pour Saint-Étienne afin de développer ses connaissances et sa pratique artistique à l’Université Jean Monnet où elle s’inscrit en Licence d’Arts plastiques et Histoire de l’art.

En 2013, dans le cadre de ses études, elle monte une mise en scène d’exposition pour un vernissage, dans la Galerie Art Pluriel, de Philippe Buil à Saint-Étienne. Cette expérience lui permet d’apprendre le travail de galeriste, d’un point de vue artistique et commercial. Elle lui permet également d’appréhender les arts plastiques, les expositions et la déambulation du public sous un autre angle, celui de la mise en scène qui lui donne envie d’ouvrir ses perspectives artistiques.

Dans le courant 2014, elle réalise la création artistico-évènementielle « La bibliothèque est en feu », au sein d’un collectif d’étudiants et aux côtés de Rosario Mineo, professeur d’art à l’Université d’arts plastiques de Saint-Étienne, où elle présente une de ses installations plastiques dans la Bibliothèque Municipale de Lyon Part-Dieu.

Elle poursuit ses études avec une Licence Professionnelle Communication et Commerce du multimédia à Vichy, où elle apprend à percevoir l’art avec un nouveau regard et à questionner les différentes manières de le pratiquer et de le présenter.

Elle expose des œuvres picturales en 2015, lors de l’événement inter-artistique « Liberté, j’écris ton nom », à l’Université Blaise Pascale, UFR LACC, à Vichy.

Elle continue son voyage en Master Création Artistique, à l’UGA de Grenoble ‒ spécialité arts de la scène afin de croiser les disciplines.

Elle s’est toujours intéressée au vertige et au traçage dans une relation intime, kinesthésique et visuelle. Elle tend vers un travail d'improvisation à partir de différents états de corps : le vertige, la chute et la perte d'équilibre.

En 2016, elle présente avec Angela Kontis la performance La Dualité de l'Homme, lors de la Nocturne des étudiants au Musée de Grenoble. Cette performance, créée pour permettre la médiation de l’œuvre Les Époux de De Chirico, pose la question du genre.

Elle expose également ses graphismes d’affiches lors du Festival culturel interuniversitaire à la Maison P. Kuntzmann, deux fois consécutives, sur le thème Monstre cette année-là, puis sur L’Infini en 2017.

Elle expose certaines de ces œuvres aux Ateliers de la Rue Raisin, à Saint Étienne, lors de l’exposition collective « L’espace rêve ».

De plus, elle commence à exposer dans des salons de Galeries numériques telles que MyRankart.com (7ème salon de peinture abstraite, 11ème et 12ème salons de peinture toutes techniques, 2016 à 2018).

Depuis septembre 2016, elle est danseuse interprète et chorégraphe pour les pièces Ragnarök, Les Lucioles au fond de la boîte, TIC-TAC ROUILLES et Les Yeux d’Abigaïl de la compagnie Bardanes, à Grenoble.

Elle crée sa chaîne YouTube, en 2019, afin d’exposer un deuxième volet de son art, avec OX’Art DANCE . Margaux Laneyrie.

En 2017, elle gagne le prix coup de cœur du jury avec son œuvre Fœtus Solaire, lors du concours pictural, « Le Printemps des poètes », à l’Université de Grenobles Alpes.

En 2019, elle propose également des performances inédites plasticochorégraphiques sur le sujet du vertige, mêlant la peinture et la danse dans un processus de création « corps-pinceau », telle que Sur la Vague d’une Basket, pour le Festiv’Arts (Festival d’arts de rue) de Grenoble.

Cette même année, elle présente une exposition individuelle, ainsi qu’une autre collective, au Café évènementiel Le Verniss’Art.

La même année, elle expose ses œuvres personnelles, ainsi qu’une collaboration avec le lightpainter Twenty Cent Light, lors de la Biennale de la TEC de Voiron.

Début 2020, elle présente son exposition du moment au 404 Gaming & Drinks, bar atypique de la ville de Grenoble.

Puis elle continue de préparer une nouvelle exposition pour l’Office du tourisme de Lans-En-Vercors, qui devait avoir lieu en Avril 2020. Mais suite à la crise du COVID-19, elle devrait être reportée pour 2022.

Il en est de même pour une prestation chorégraphique et une exposition individuelle, sur lesquelles continue de travailler l’artiste, pour le Festiv’Arts de Grenoble, ainsi que pour la Nocturne du Musée sur le thème « Sauvage » avec son œuvre engagée et violente R.A.K, faisant la médiation de l’œuvre Les Carcasses de Philippe Cogné. Ces évènements qui devraient être reportés d’ici Septembre 2020.

Finalement, la Nocturne du Musée de Grenoble se tient en virtuel et tourne actuellement sur tous les réseaux sociaux.

En Octobre 2020, OX'Art DANCE fait un succès lors de la Nocturne du Musée de Grenoble et sa création R.A.K.

En 2021, elle continue avec une nouvelle création. "Les Baskets rouges". Elle sera diffusée en collaboration avec le Musée de Grenoble et la ville de Grenoble.

Elle se voit également attribuer un rôle dans la série "Les Seigneurs" de la Compagnie Bardanes, écrite par Léa Barnel et réalisée par Quentin Lagnitre (KUEL Productions). Dans cette série, elle y est comédienne, chorégraphe et danseuse.

Les expositions reprennent pour OX’Art . Margaux Laneyrie, suite à la covid-19, avec « La Grande Exposition » de Grenoble à la Casemate, en avril 2021, intitulée « Effondrement et Renaissance(s) », placée sous le thème du risque.

Et l’exposition « GAIA – The Origin » à Milan, chez M.A.D.S Gallery Milano, courant mars-avril 2021.


Démarche artistique :

Artiste-peintre, pastelliste et danseuse, OX'Art . Margaux Laneyrie oriente sa recherche, sa création et son processus dans le lien entre les arts plastiques et le mouvement dansé et performatif.

OX'Art mêle la danse à la peinture, dans un processus intermédial qu'elle nomme "corps-pinceau" afin de délivrer des expériences immersives via un partage kinesthésique. La performance plastico-chorégraphique, méthode principale et atypique lui permet de transcrire de manière picturale, l’état de son corps en action sur la toile.

Sujette aux vertiges et à leurs effets visuels et psycho-physiques, quasi syncopal, l'artiste crée et réfléchie depuis des années autour de ce sujet. Elle pratique la centrifuge corporelle afin de créer des fonds picturaux, puis par la suite elle caresse et enduit la surface au pastel afin de définir des formes informent de corps dansés, de corps en apesanteur, virevoltants ou encore chutants.

L'intention et l’objectif de sa création sont de transcrire et de transmettre d'une manière diffuse et kinesthésique, un état de corps à la fois psychique et physique via différents mouvements. Le travail de la couleur et du contraste est important dans son projet. À la fois colorées ou bien d'autre fois sombres, les oeuvres d'OX'Art reflètent visuellement des fragments du réel. Ces contrastes chromatiques ou ces explosions de couleurs sont significatifs des visions "intra-paupières" et "cérébrales" de l'artiste lors de crises de vertiges, ou de malaises. Dans cet univers sombre de la syncope, des yeux fermés, s'y trouve une facette multi-colorée de petites touches scintillantes et explosives. L'artiste travail principalement sur du grand format, pouvant aller jusqu'à du deux mètres par quatre, afin d'exprimer, de partager et de plonger au mieux le spectateur dans une expérience immersive intense.

Cette interprétation du vertige par la performance plastico-chorégraphiques, puis l’œuvre, en deux temps, s'accompagne parfois par de la "danse-transe", dans laquelle OX'Art se met volontairement en état physique de centrifuge, pour déclencher des vertiges semi-contrôlés afin d'être dans l'état de syncope la plus pure.

L'artiste cherche dans sa réflexion à la fois intellectuelle et sensorielle, à comprendre ce qu'il lui arrive physiquement et psychologiquement par la création. À chaque nouvelle expérience, à chaque nouvelle œuvre, l'artiste avance dans son cheminement face au vertige. Elle le provoque, le subit et le libère afin d’en retirer à chaque fois un nouvel effet visuel, qui se rapproche des visions vécues lors de crises de vertige.

La démarche est telle que l'artiste souhaite la partager, autant visuellement que de manière sensorielle. En créant des toiles aux formats de plus de deux mètres, OX'Art travaille, dans un premier temps, sur la liberté et l’expression même du corps, avec la création et la performance. Puis, dans un second temps, elle transcrit sur grand format l'expérience psychique et mentale, afin de délivrer un paysage immersif.

OX'Art souhaite simplement partager une expérience avec le public. Entre arts plastiques et arts de la scène, la limite est infime. L'art est un spectacle, il est une expérience de vie, une immersion dans un ailleurs à partager. L'artiste offre une invitation au voyage, dans un ailleurs fait de paysages mentaux, dans un univers spatial et sensitif, celui du rêve éveillé, qui est le sien. La démarche, la réflexion et les performances d'OX'Art tendent peu à peu à se transformer en dispositif d’installation.


Contacts :

OX’Art . Margaux Laneyrie

Adresse : 44 Avenue la Bruyère, 38100 GRENOBLE

Téléphone : 06 85 63 67 17

Site Web : https://oxartmargauxlaneyrie.com/

Instagram : https://www.instagram.com/oxmargaux/ - @oxmargaux

Facebook : https://www.facebook.com/OXArtMargauxLaneyrie/


Interview de l'artiste


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